J’en ai une bonne à vous raconter
On vient de trouver LA solution au “blocage américain” qui fait trembler Wall Street. Vous savez, ce bras de fer entre démocrates et républicains qui pourrait bien nous mener tout droit au défaut américain, à l’arrêt brutal et immédiat du paiement des salaires de ses fonctionnaires et, accessoirement, à la perte de son triple A.
Si une solution n’est pas trouvée rapidement, le Trésor ne pourra plus émettre un dollar pour financer la machine américaine.
L’Oncle Sam ne sera alors plus irrigué ; risque maximum d’AVC. A moins que…
… A moins que le plafond de la dette ne soit relevé !
Comme l’explique fort bien Bill Bonner, les recettes fiscales US pour août s’élèvent à 172Mds$. Les dépenses : 307Mds$. Trou béant…
“D’ordinaire, le Trésor US couvrirait ce trou de 135 Mds$ en émettant de nouvelles obligations. Mais après le 2 août, il ne pourra plus le faire. Pire, près de 507 Mds$ de titres du Trésor US arriveront à échéance en août. Pour payer cette dette, le Trésor doit émettre de nouveaux titres”
Vous saisissez la mesure du problème ?
C’est là qu’intervient Moody’s, avec une idée de génie
Puisque le plafond de la dette pose problème, pourquoi diable ne pas s’en débarrasser purement et simplement.
Exit le plafond. Faites sauter les limites posées à l’endettement ! Place au NO LIMIT…
Plus de plafond, plus de problème.
Surprenant non ?
Personne ne semble se demander pourquoi les anciens ont inscrit dans la Constitution américaine un plafond à la dette US. Ils étaient fort sages.. et se doutaient de l’extraordinaire propension des politiques à s’endetter pour le bon plaisir de leurs sujets et très accessoirement bien sûr, pour leur humble succès politique.
Le monde perdrait-il en sagesse ?
Faut-il en passer par des expériences collectives violentes pour être capable de s’autocensurer/s’autolimiter comme ont décidé de le faire les Allemands ? Ne peut-on pas apprendre des erreurs du passé ?
Pour toutes ces raisons, je soutiens ardemment l’idée d’inscrire dans la Constitution française l’interdiction de présenter un budget non équilibré à la Nation (vous !). Encore faut-il réunir 3/5 des votes du Congres siégeant en assemblée extraordinaire à Versailles… ce qui est loin d’être gagné.
Venons-en aux marchés.
A fond sur le frein à main
Pour la première fois depuis que Goldman Sachs est coté, le banquier n’a pas “fait son chiffre”. Il n’a dégagé “que” 1 Md$ de profits sur le seul second trimestre… à se répartir à quelques-uns.
“Nos revenus ont été moindres parce que nous avons réduit notre exposition au risque sur les marchés. Moins de risque, donc moins de rentabilité”, nous explique son dirigeant.
Vous avez dit moins de risque ?
Oui. La banque la plus “introduite” dans le monde politique US passe en mode “attention risque, réduire la voilure”. Et elle n’est pas la seule : le légendaire Georges Soros leur emboîte le pas. 75% de son fonds Quantum est cash (20 Mds$). John Taylor, qui gère le plus gros fonds devises de la planète, voit lui aussi la récession droit devant.
Ceux qui me lisent régulièrement savent que je recommande depuis plus de trois mois l’or, le retour au cash après arbitrages, et la couverture. C’est manifestement aussi ce qu’on fait les insiders.
En attendant…
Les Anglo-Saxons tablent sur l’implosion de l’euro. Les Allemands rêvent d’en sortir avec le clan des Nordiques. Les Chinois font main basse sur les matières premières. Et tout le monde achète de l’or.
Faites de même. Car contrairement à la dette qu’on peut pousser à l’infini, l’or lui, est définitivement fini.
Et n’oubliez pas de rester à l’écoute !



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[...] comme l’écrivait jeudi Isabelle, on évoque même la possibilité de retirer le plafond de la dette. No [...]
27 juil 20118:02