Pourquoi le cours de l’or continuera de progresser

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Le prix de l’or augmentera encore dans les années à venir
Malgré le "top" de l’or fin 2010 à plus de 1 400 dollars l’once, nous y voyons plutôt un palier, avant une remontée durable.

Nous pourrions argumenter en vous parlant des dettes gouvernementales, qui continueront de planer comme une épée de Damoclès, tout comme du récent achat d’or de la BCE, suite à l’intégration de l’Estonie dans l’eurozone au 1er janvier…

Mais au-delà des facteurs purement économiques, financiers ou monétaires déjà largement développés, quelques facteurs psychologiques et culturels, entre peur et fascination, soutiendront durablement la demande globale. C’est ce que nous allons voir pour la Chine et l’Inde.

La production d’or baisse graduellement depuis le début des années 2000 (peak gold)… Et la demande grimpe, grimpe, grimpe…

Comment profiter au mieux de la hausse à venir ?

Deux idées : investir dans les actions minières et les fonds en or physique exclusivement.

I. La demande d’or restera forte
▪ Chine + Inde font 25% de la consommation d’or
L’Inde et la Chine représentent 25% de la consommation d’or dans le monde.

Leur consommation conjointe constituera le plus grand facteur de la demande d’or pendant les prochaines décennies. Voici pourquoi :

Faible rémunération de l’épargne + inflation poussent les Chinois vers l’or
Les consommateurs chinois ont, ces deux dernières années, acheté plus d’or que n’en possède la Banque de Pékin. Pour l’empire du Milieu, la demande en or a augmenté, d’année en année, de 14% depuis 2005.

L’inflation des prix à la consommation étant en Chine à son niveau le plus élevé depuis 28 mois, l’érosion du pouvoir d’achat s’accentue pour les épargnants du pays. En Chine comme ailleurs, la faible rémunération de l’épargne doublée d’une recrudescence de l’inflation au sens large, oriente les investisseurs vers des actifs tangibles et préservant la valeur de leur patrimoine comme l’or.

▪ Inde : la demande d’or croît deux fois plus vite que le PIB
En 10 ans, la demande de l’Inde en or a augmenté en moyenne de 13% par an alors que le PIB de la nation n’a augmenté que de 6% et l’inflation de 8%.

L’or a une valeur psychologique très forte pour la population, il est un gage de prospérité et de sécurité et est fortement valorisé par tous les Indiens, quel que soit leur statut social.

En 2009, la Banque centrale de l’Inde en a acheté 200 tonnes au FMI, ce qui a encore valorisé son image auprès de la population. Dans certaines zones du pays, l’or est même utilisé comme monnaie, et remplace la roupie.

▪ L’Arabie saoudite : plaque tournante de l’or au Moyen-Orient
L’Arabie saoudite, un des plus gros consommateurs d’or au monde.

Bientôt, ce pays va ouvrir la plus grande usine de traitement de l’or à Jeddah, dans la seconde partie de l’année 2011.

L’Arabie saoudite est le pays arabe détenant le plus d’or, et est le 16e pays détenteur d’or mondial si on les classe par réserves. Les réserves d’or du pays ont fortement crû en 2010 à 323 tonnes, contre 114,3 tonnes en 2009.

II. Trois bonnes raisons d’investir dans les actions minières
▪ Les minières : deux fois plus performantes que l’or :

En 10 ans, les actions minières ont enregistré une performance deux fois plus élevée que celle de l’or, en progressant de +830% contre "seulement" 417%.

L'indice des mini</p>
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Alain Freymond

Alain Freymond a débuté sa carrière chez Pictet Genève en 1987.

Il y a entre autres exercé les fonctions de responsable de la stratégie d'investissement de Pictet Asset Management (PAM), gérant institutionnel de dossiers mixtes et spécialisés, responsable du groupe de gestion des mandats diversifiés, puis enfin membre du comité de direction de Pictet Asset Management.

Il est également le créateur de l'indice OPP2 Fortune Globale de PAM, un indice de référence dans la gestion institutionnelle suisse ; et du concept de gestion "éthique" de PAM à la fin des années 1990.

Il a rejoint l'UBP en 1999 où il fut responsable du groupe de gestion des mandats institutionnels diversifiés, responsable de la relation client et de l'allocation d'actifs.

Depuis 2002, il a fondé et co-dirige BBGI Group, une société de gestion indépendante de patrimoine institutionnel et privé à Genève, où il est co-responsable de la stratégie d'investissement du groupe, gestionnaire des fonds de placement (principalement orientés vers les matières premières : fonds diversifié matières premières, fonds or, fonds clean energy...), gestionnaire de mandats institutionnels et privés et créateur des indices BBGI Private Banking (benchmark pour la clientèle privée) et BBGI-Landolt Clean Energy 100 (indice diversifié global de 100 titres sur les nouvelles énergies). 

Alain Freymond, et son équipe de spécialistes matières premières, intervient régulièrement dans les colonnes de l'Edito Matières Premières & Devises, pour nous donner son opinion sur les tendances fondamentales des ressources.