Par Dr. Eberhardt Unger (*)
1. L’inflation sera une nécessité pour "neutraliser" la dette
Depuis des mois, toutes les discussions sur les marchés financiers tournent autour de l’endettement absurde et croissant de la plupart des pays industrialisés.
Les dettes ont atteint un tel niveau qu’il est devenu évident qu’elles ne seront jamais remboursées, et que c’est seulement par l’inflation que la charge pourra être diminuée, en terme réels.
L’inflation sera une nécessité.
2. L’or sert de valeur refuge depuis des mois
Ces tergiversations favorisent la propagation d’un malaise sur les marchés financiers ; malaise qui trouve son pendant dans la forte hausse des encours des ETF adossés aux métaux précieux. Regardez :

3. L’inflation est bien réelle, elle frappe à nos portes
Le taux d’inflation officiel montre toujours un haut degré de la stabilité des prix. Cependant, les méthodes officielles de calcul de l’inflation restent largement contestables et "l’inflation perçue" est nettement plus élevée.
- En Allemagne, le panier de la ménagère coûte aujourd’hui, en euros, autant qu’il y a plusieurs années en arrière, en deutsche mark. Sauf que l’euro vaut le double du mark (1 euro = 2 DM) !
- L’institut Shadow Government Statistics a établi qu’aux Etats-Unis, si l’on calculait les prix à la consommation d’après la méthode qui prévalait jusqu’en 1980, le taux d’inflation actuel serait estimé à 10%.
- Compte tenu de l’explosion du bilan de la Fed qui a augmenté de 140% en quelques mois, ce qui signifie que la masse monétaire a plus que doublé, une reprise de l’inflation est inévitable.
4. Les politiques monétaires ultra-laxistes sont également inflationnistes
La politique monétaire des banques centrales toujours ultra-expansive ne pousse pas les capitaux vers des investissements productifs, qui réduisent les risques inflationnistes, mais plutôt dans des spéculations risquées, qui augmentent les risques inflationnistes. Ainsi, dans les deux à trois ans à venir, l’inflation finira par se retrouver dans les indices des prix à la consommation.
5. Où trouver refuge ?
Pour l’investisseur à la recherche d’un "abri sûr", il n’y a que quatre devises avec un marché suffisamment large qui peuvent convenir : le dollar américain, l’euro, le yen et la livre sterling.
Cependant, les quatre régions concernées par ces monnaies sont marquées par des finances publiques peu fiables, souffrent de stagnation de la conjoncture économique et sont sous la menace de graves dangers inflationnistes.
Voilà pourquoi les métaux précieux restent un investissement alternatif très intéressant, avec une dimension mondiale et une notation AAA.
Conclusion : il faut continuer d’investir dans les métaux précieux. (NDLR : pour en savoir plus, cliquez ici)
(*) Dr. Eberhardt Unger est un économiste indépendant, fort de plus de 30 ans d’expérience des marchés et de l’économie. Vous pouvez retrouver ses analyses sur le site http://www.fairesearch.de/


