Et maintenant… que vais-je faire ?
C’est sans doute la question que vous vous posez.
Comme je vous le disais déjà la semaine dernière, nous sommes entrés dans une phase d’hésitation qui va prendre toute son ampleur sur le marché des changes.
En effet, quel marché autre que celui des devises reflète mieux les inquiétudes et les espoirs qui pèsent sur l’économie de demain ? Aucun.
Peu de chiffres cette semaine aux Etats-Unis et en Europe
Aux Etats-Unis, la semaine sera assez pauvre en chiffres. Il faudra attendre mercredi pour connaître le stock de brut qui est très regardé en ce moment.
En Zone euro, les prix à l’importation en Allemagne ont progressé de 0,3% se redressant nettement depuis le -0,6% du mois dernier.
En fin de semaine seront publiés les dépenses de ménages et les commandes industrielles en France. Le compte courant en Zone euro, qui s’était amélioré le mois dernier, n’affiche plus qu’un petit déficit de -1,7 milliard d’euro.
Plusieurs indices PMI de service et industrie seront publiés vendredi en Allemagne, en France et pour toute la Zone euro.
Mais le calendrier sera chargé en Australie…
En effet, tôt ce matin, l’Australie a publié des prix à l’importation en hausse de 2%, ce qui va continuer de semer le doute sur la poursuite de la baisse des taux entamée il y a quinze jours.
Le comité monétaire publiera ses minutes ce mardi et le gouverneur Stevens commentera la situation actuelle au pays des kangourous. Espérons qu’il ne gardera pas sa langue dans la poche…
L’annonce de la variation des prix pour le dernier trimestre sera également annoncée mercredi.
… tout comme au Canada
Au Canada, la décision de la banque centrale sera connue ce mardi. Le consensus attend une nouvelle baisse de 50 points de base du principal taux directeur. Le Canada souffre, comme de nombreux pays exportateurs, des prévisions de ralentissement économique.
Les ventes de détails et le taux d’inflation pour le dernier trimestre seront publiés en fin de semaine.
Le prix du pétrole sera également déterminant pour la devise canadienne. A ce titre, la réunion de l’OPEP exceptionnelle qui se tiendra vendredi devrait accoucher d’une diminution de la production, ce qui aurait tendance à soutenir le Huard.
Agenda chargé également en Grande-Bretagne
Après le bon accueil du plan de sauvetage de Gordon Brown, la livre pourrait retrouver des couleurs. Cette semaine, on surveillera l’intervention du gouverneur King mercredi, tout comme les ventes de détails et la publication des minutesde la dernière réunion monétaire du MPC.
Une estimation du PIB viendra clore la semaine qui devrait être mouvementée encore une fois sur le marché des changes.
Focus de la semaine: le dollar australien
Vous avez été plusieurs à me demander un point sur cette devise très intéressante à travailler.
Depuis ma dernière recommandation, assez malheureuse, il faut bien l’avouer, la paire a été sévèrement malmenée, le dollar australien est tombé à un plus-bas depuis mai 2003…
Je décide donc de faire un point sur la situation.
La pire performance des devises majeures ? Le dollar australien !
Le dollar australien est tout simplement la devise qui a le plus souffert des brusques mouvements sur le marché des changes. Et plus particulièrement de l’appréciation du dollar US et du yen.
Entre le 20 juillet et le 5 octobre, soit en douze semaines, le dollar australien a enregistré une baisse de 35%contre le dollar américain (en onze séances de baisse !), pour venir toucher son point bas à 0,6330.Regardez, c’est impressionnant :
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