La semaine qui s’ouvre sera ponctuée par plusieurs journées fériées. En effet, ce lundi matin, c’est au Japon que les marchés étaient fermés, puis jeudi ce seront les Etats-Unis qui fêteront Thanksgiving.
Ainsi, les volumes devraient être nettement plus légers qu’à l’habitude à partir de mercredi soir et pendant tout ce long week-end de festivités.
La pression est à nouveau sur l’euro
La pression revient à nouveau sur la Zone euro dont on attend des signes plus clairs face à la crise. En effet, on a vu ces derniers jours les chiffres américains confirmer le fort ralentissement outre-Atlantique, sans pour autant que cela n’affecte réellement leur devise.
Le focus est désormais sur la réactivité de la BCE qui, si elle ne faisait pas un geste aussi fort qu’attendu, pourrait décevoir les investisseurs et mettre durablement le doute sur l’efficacité de son action.
L’euro est très exposé, dans tous les cas de figure. En effet, une baisse de taux moins forte que prévue en Zone euro pourrait faire baisser la monnaie européenne très sensiblement. Les craintes d’un enlisement de l’Europe dans la crise seraient alors renforcées.
Il faudra donc être très attentif aux chiffres économiques publiés cette semaine qui donneront une indication sur le résultat de la prochaine réunion monétaire de la BCE, qui se tiendra la semaine prochaine.
Divergence technique
Sur le graphique ci-dessous, on identifiera avec une approche assez simple une légère divergence de tendance.

En effet, on voit nettement la tendance baissière de moyen terme qui a amené la paire EUR/USD sur les niveaux actuels depuis plusieurs semaines.
Mais on peut noter également qu’à très court terme, l’euro n’est pas retourné vers son plus bas à 1,2320. Au contraire, il continue d’évoluer de façon resserrée dans son canal d’évolution.
J’attends un mouvement d’assez grande ampleur
Bref, pour faire simple, le combat entre les deux monnaies est rude et l’hésitation entre Bears et Bulls est de plus en plus importante.
Comme souvent, et vous devez commencer à vous y habituer si vous lisez régulièrement mes analyses, cette configuration me pousse à attendre un mouvement d’assez grande ampleur si l’on venait à rompre les niveaux de ce triangle rouge.
Cependant, pour cette semaine un peu particulière, je pense que la résistance (1,2837) et le support primaire hebdomadaire (1,2299) devraient contenir l’évolution de la paire.
Des signes qui poussent à la prudence : l’or et le brut
Pour finir, je vous invite désormais à la plus grande prudence car certains signes nous préviennent que la tendance sur le dollar pourrait prendre d’ici quelques jours une nouvelle tournure.
En effet, l’évolution de l’or, qui revient attaquer les 800 $, et un nouveau plus bas du pétrole, qui devrait lui aussi rebondir, m’alerte sur la tendance acheteuse en dollars.
En effet, si l’or noir repartait à la hausse en même temps que l’or jaune, cela pourrait indiquer un changement de tendance et le dollar, en tant que valeur refuge, devrait en pâtir.
Les statistiques importantes de la semaine
Voici, à mon avis, les annonces les plus importantes de la semaine pour vous aider à y voir plus clair dans l’agenda surchargé des statistiques.
Mardi :
En plus d’un indicateur de confiance du consommateur en Allemagne et des commentaires du Comité monétaire qui se réunit en Grande-Bretagne, ce sera surtout la prévision du PIB américain qui sera à surveiller. Attendu à -0,5%, une révision à la baisse de ce chiffre est fort possible.
Mercredi :
Journée chargée avant le grand week-end aux Etats-Unis.
Les chiffres de l’inflation en Allemagne seront publiés, ainsi que la révision du PIB en Grande-Bretagne attendu à -0,5% également.
Aux Etats-Unis, l’après-midi réservera son lot d’indicateurs avec, en premier lieu, les commandes de biens durables estimées à -1,4% et les demandes d’allocations chômage qui pourraient de nouveau atteindre les 530 000.
Vendredi :
On surveillera principalement la confédération de l’industrie britannique qui publie son indicateur sur la consommation (CBI Distributive) d’après une enquête auprès des grossistes et détaillants.
Le consensus table sur une nouvelle baisse franche de 35 points.


