Après un dernier plongeon en fin de semaine dernière qui a amené le dollar à tester ses plus bas récents, le billet vert se reprend sensiblement depuis le début de la semaine.
Il faut dire que l’optimisme ambiant a été quelque peu gâché par les statistiques publiées depuis lundi et par le contexte politico-économique compliqué.
Statistiques dans le rouge
Si je résume depuis lundi, nous avons :
- Une production allemande en baisse
- Des mises en chantier au Canada en baisse
- L’indice des prix immobiliers et de production manufacturière en Grande-Bretagne en baisse
- Et, cocorico, la production industrielle en France qui déçoit.
Du coup, c’est plus difficile de justifier des indices dans le vert.
Mais ce n’est pas tout.
Autre chose justifie ce changement de climat sur le marché : le contexte mondial est bien plus tendu qu’il n’y paraît.
La Fed fortement contestée
Jamais, une décision de la Fed n’aura autant contestée par les autres pays, habituellement beaucoup plus compréhensifs avec la Réserve fédérale.
De la Chine à la France, en passant par les pays émergents, tout le monde condamne cette décision unilatérale qui déséquilibre encore plus les rapports monétaires.
C’est surtout dans les pays émergents que l’on s’inquiète de l’arrivée prochaine et massive de dollars bon marché, provoquant ainsi une hausse des devises locales et une inflation malvenue.
Un G20 sous tension
Le G20 qui va s’ouvrir en Corée ne devrait pas apporter grand-chose. A tel point que le Financial Times dévoilait ce matin les conclusions du sommet avant même qu’il ne commence !
En effet, l’attitude ambigüe des Américains qui font avec le dollar exactement ce qu’il reproche publiquement à la Chine avec le yuan, est de nature a fortement compliquer l’aboutissement à un consensus.
Le dollar va rebondir
Si la correction actuelle, que j’anticipais depuis quelques temps, n’est pas une réelle surprise, son potentiel reste toutefois en théorie très limitée.
En effet, le billet vert est littéralement mis au pilori par la Fed et le gouvernement Obama, qui fait des exportations une priorité pour s’assurer un niveau de croissance future acceptable.


