La bonne nouvelle de l’accord sur le plan d’aide à la Grèce a été vite oubliée, et je l’espère vous aura permis — comme je vous le recommandais la semaine passée — de profiter de la fermeture du gap sur l’EUR/USD.
La semaine va être chargée sur le plan macro-économique avec de nombreuses annonces de première importance comme l’inflation, la consommation et l’immobilier.
Si on ajoute à cela les résultats trimestriels des plus grosses entreprises américaines et une tension de plus en plus forte sur la situation grecque, nous devrions assister au retour en force de la volatilité.
Petit état des lieux.
En Europe, George Soros s’en mêle
L’homme qui a failli faire exploser la livre sterling en 1992, remet son costume de pompier pyromane et vient se pencher sur la crise européenne.
Quand on commence à avoir des spéculateurs comme Soros autour de soi, c’est un signe net que la situation est prête à empirer ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne fait pas dans la dentelle. Allant jusqu’à prédire purement et simplement la mort de l’euro si l’Allemagne ne revoit pas ses ambitions à la baisse.
Il faut dire qu’Angela Merkel ne fait pas non plus dans la douceur en demandant un taux de 5% pour les prêts d’urgence à la Grèce.
Ce niveau de taux, selon Soros, ne pourra pas permettre aux Grecs de se sortir du piège dans lequel ils se sont fourrés. Sur ce point, je partage son avis.
Même Axel Weber, le puissant patron de la Bundesbank et prochain patron potentiel de la BCE, se veut très critique sur une aide éventuelle à la Grèce en affirmant (selon le site de la CNBC) que "la situation se détériore" et que "les chiffres changent tout le temps". Ambiance, ambiance !
L’euro affaibli, mais soutenu par le ZEW
L’euro n’en finit pas de se fragiliser, à l’image de la cohésion des 25.
Le graphique ci-dessous vous montre la performance de la monnaie unique face à un panier de devises mondiales.
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