Terminus, tout le monde descend.
Est-ce le message que nous adressent les marchés actions ? Après plus de 5 ans de hausse continue, l’arbitre serait-il en train de siffler la fin de la partie ?
Je sais, vous n’êtes pas surpris. Vous vous y attendiez. Vous étiez prévenu. Depuis le temps que Bill Bonner et Philippe Béchade vous décortiquent jour après jour pourquoi le château de cartes peut à tout moment s’effondrer…
Vous êtes des privilégiés. Tant mieux. Car contrairement aux autres, vous aviez les clés pour comprendre l’évolution des marchés.
Moi même, qui pourtant ne traite pas des marchés actions, vous avais à plusieurs reprises alerté sur les excès des marchés actions, vous incitant à la prudence.
Que diront les journaux ce week-end ?
Les marchés actions sont en train de décrocher. Vous aurez le détail dans vos journaux financiers ce week-end. Je peux même vous dire d’avance ce que seront probablement leurs conclusions : décrochage passager. Un simple assainissement de courte durée. La tendance haussière reprendra le dessus bientôt…
On parie ?
Et si c’était le début d’un vrai retournement ?
Aucun journal ne se lancera dans une telle analyse, rassurez-vous. Seule La Chronique Agora est capable d’analyser le chaos actuel sous cet angle.
C’est ça l’indépendance, la sincérité et l’opinion, la vraie — celle qui vient du fin fond de vous-même, celle qui n’est pas contrainte, limitée, formatée, bridée, par cet extraordinaire "rouleau compresseur" qu’est le mainstream, le consensus qui met au "garde à vous" plus d’un journaliste financier.
Mais rebondissons sur les soubresauts du marché pour revenir vers les minières…
Retour de la notion du risque ?
Le marché est-il en train de faire son autocritique ? Une réévaluation est-elle en cours ? La notion de risque avait totalement disparu des écrans radars des investisseurs ces derniers mois, tant il y avait d’argent sur les marchés. Il y en avait tellement, que finalement, on en est arrivé à faire abstraction du risque.
Il fallait placer son argent à tout prix. Dégager du rendement. C’était la seule priorité. Le risque avait disparu des équations mathématiques qui permettent de sélectionner les meilleurs investissements.
Serait-ce le grand retour de monsieur Risque ? Force est de constater que l’appétit des investisseurs pour les junk bonds à haut rendement se tarit. Le marché serait-il rassasié ?
Les investisseurs se réveillent. Le retour sur le devant de la scène de la notion de risque est une pilule difficile à avaler. Surtout quand on regarde les dégâts potentiels qu’il peut faire au passage !
Une autre réévaluation par les marchés vous concerne directement …
La cyclicité des valeurs minières enfin remise en cause ?
Mais il y a surtout une autre tendance qui se dessine et dont personne ne vous parle. Jusqu’à présent, les valeurs minières souffraient de l’étiquette "valeur cyclique" qui leur collait à la peau. Ce qui limitait toujours leur potentiel même lorsqu’il était très important. Qui dit valeur cyclique dit retournement périodique, donc potentiel limité. Et décote !
Mais n’est–on pas entré dans un grand trend haussier des matières premières ? Un trend haussier qui doit durer aussi longtemps que nos "Trente Glorieuses", puissance 10 ? Une incroyable tendance de fond tirée par le développement de la Chine, de l’Inde et de tous les BRIC réunis ? Je vous ai déjà donné mon sentiment à ce sujet.
Je crois que les marchés sont en train de prendre conscience de cela. Ils sont en train de comprendre que la cyclicité des marchés matières n’a plus rien à voir avec ce qu’elle était dans le passé. Les marchés ouvrent les yeux…
Réévaluation en cours
Conséquence de cette prise de conscience ? Les institutions sont en train de réévaluer le processus de valorisation des minières. Et ce n’est pas pour vos beaux yeux. Non. Les institutions veulent surtout ne pas manquer le train des valeurs énergies, pétrole et matières premières, sous prétexte que leurs modèles mathématiques plafonnent pour cause de cyclicité.
Si le brut peut monter jusqu’à 100 $ ou 150 $ pourquoi les valeurs énergies ne suivraient-elles pas ?
Si l’or peut monter jusqu’à 1 000 $ ou 1 500 $ l’once, pourquoi les aurifères ne suivraient-elles pas ?
Bon, laissons les analystes débattre de la question des matières premières. Ils se contredisent sans cesse, avec d’un côté les tenants de la hausse, de l’autre, ceux qui croient en la baisse
Pendant ce temps, la valorisation de nos minières continue de grimper. Inlassablement. Et je pense que cela va continuer…
A partir de lundi, l’Edito Matières Premières s’accorde un pause estivale ! Je vous retrouve le 19 août. D’ici là, passez de bonnes vacances…


