Entre attente et espoir…
La semaine dernière a été dominée par l’attente de la décision de la BCE quant à sa politique de taux directeurs. Finalement, la baisse d’un demi-point de base des taux de la Banque centrale européenne n’a que peu ou pas déclenché de réactions sur le marché des devises.
Ainsi, le dollar a encore progressé face à l’euro et à la livre sterling sur la semaine passée.
Vendredi, l’indice de confiance de l’université du Michigan est ressorti à 61,9 points contre 59,2 attendus, illustrant sans aucun doute la vague d’espoir "Obamaniaque".
Cette semaine, l’actualité va être focalisée sur la prise de fonction du président américain qui va devoir s’atteler à un travail d’une ampleur gigantesque. On peut d’ores et déjà s’inquiéter de la retombée de cette vague d’espoir qui parcourt les Etats-Unis et qui maintient un peu de lueur à l’horizon.
Mais au-delà de cet événement d’importance, de nombreux autres chiffres vont venir bousculer la sphère financière…
L’agenda de notre semaine
Après ce lundi de fermeture aux Etats-Unis, qui nous aura d’ailleurs gratifié d’un beau gap d’ouverture rapidement refermé sur les principales paires, nous aurons, à mon avis, une semaine assez difficile à travailler avec en première ligne, l’Angleterre, qui publiera de nombreuses statistiques.
Ce mardi, nous surveillerons l’inflation au Royaume-Uni, attendue à 2,6%, ainsi que l’indice ZEW en Allemagne et en Zone euro qui nous donnera également une indication sur le moral du monde économique européen. On se focalisera d’ailleurs plutôt sur le chiffre allemand qui reste le leader de cette Europe qui jette toutes ses forces dans la bataille face à la crise. Une nouvelle baisse pourrait encore affaiblir la monnaie européenne.
Mercredi matin, alors que J.-C. Trichet interviendra depuis Bruxelles, c’est encore de l’autre côté de la Manche que l’actualité prendra le pas, avec des chiffres de l’emploi et les minutes de la dernière réunion du comité monétaire. On scrutera ces minutes pour identifier un éventuel changement de ton qui pourrait venir au secours de la livre sterling, qui n’en finit pas de plonger face au dollar et à l’euro.
Jeudi, les commandes industrielles et le bulletin d’information de la BCE seront publiés. Mais les nouvelles les plus importantes viendront des Etats-Unis avec les chiffres du chômage anticipés encore en nette dégradation avec 545 000 demandes supplémentaires. Nous aurons également le nombre de permis de construire délivrés qui est attendu stable par rapport au mois dernier.
Vendredi, nous finirons la semaine avec la série d’indicateurs PMI en Zone euro concernant les secteurs des services et de l’industrie.
Puis, en milieu de matinée, la première estimation du PIB anglais qui est attendu à -1,2% alors que sa précédente annonce a déjà été revue à -0,6%…
Le dernier chiffre concernera les ventes de détails au Royaume-Uni que le consensus voit une nouvelle fois dans le rouge à -0,7 %.
Le focus de la semaine sur GBP/USD
La devise anglaise continue d’évoluer sur ses plus bas depuis 2001. Or à l’époque, c’était sur cette zone qu’est venu commencer le rebond de la devise face au dollar américain. Regardez :

Evolution cours GBP/USD
Les mois qui s’annoncent vont être durs pour l’économie du Royaume-Uni, mais n’oubliez pas que les marchés anticipent toujours et que la livre sterling pourrait repartir bien avant que la santé économique du pays ne s’améliore nettement.
La monnaie britannique pourrait être la plus violente à se redresser
Il ne fait aucun doute que les réactions appuyées de la Banque d’Angleterre montrent à quel point les autorités sont réactives.
Ainsi, même si à court terme la livre devrait continuer de souffrir face au dollar américain, il se pourrait qu’à plus long terme, une pause s’impose pour la livre sterling. C’est aussi l’avis de Marc Dagher dans le dernier numéro de MoneyWeek.

Evolution de l’EUR/GBP
L’EUR/GBP pourrait ainsi bien être un bon moyen d’anticiper une amélioration de la situation outre-Manche. La livre a déjà récupéré une bonne partie de ses pertes de la fin d’année dernière (environ 40%), et on pourrait très bien imaginer revoir le sterling passer sous les 0,90 pour viser 0,86.


