Un petit café ? Non, merci

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Depuis mars, le café (je parlerai ici du robusta et non de l’arabica) coté sur le marché à terme de Londres vient de progresser de plus de 50%. Une hausse intolérable pour tous les amateurs de ce breuvage légèrement addictif et excitant qui vous permet de vous maintenir en alerte dès le matin sur les marchés.

Est-ce que cette aberration peut continuer longtemps ? Faut-il faire des stocks pour votre petit déjeuner ?

Nous allons voir ensemble les forces en présence sur ce marché passionnant.

Les prix du petit noir grimpent
Les stocks sur l’Intercontinental Exchange ont baissé de 35% cette année, et certains fabricants, comme Maxwell, ont déjà répercuté l’augmentation du prix de la matière première sur le consommateur.

La chaîne de café Starbucks a fait de même fin septembre. Cela me semblait déjà cher, mais à ce rythme-là, s’offrir un simple expresso va devenir un luxe !

Stocks en baisse, demande en hausse
Les raisons de la flambée de ces derniers mois sont simples : la demande des pays émergents comme de l’Europe de l’Est, de l’Afrique du Nord ou de l’Asie est forte ces derniers mois, y compris en Chine, pays du thé par excellence !

En outre, dans ces pays au pouvoir d’achat plus ou moins faible, la demande est d’autant plus forte en robusta, plus abordable que l’arabica, et qui a progressé plus de 2 fois plus vite récemment.

Il faut savoir que le café est, après le pétrole, la matière première la plus échangée au monde, et les hedge funds ont donc poussé le récent mouvement haussier pour s’approcher de seuils techniques importants, comme nous le verrons ci-contre.

Surplus et correction à venir
La récolte d’une majorité de pays producteur a lieu d’octobre à mars, à commencer par le Vietnam, premier producteur mondial de robusta. Et les experts s’accordent pour dire qu’il y a aura un surplus sur le marché dans les prochains mois.

Les stocks devraient donc se reconstituer rapidement, et les fonds d’investissement pourraient amplifier la correction de cet actif particulièrement volatil, en se retirant du marché aussi vite qu’ils y sont entrés…

Une bonne nouvelle pour les amateurs du petit noir comme pour l’investisseur qui voudrait profiter de ce mouvement sur ce marché.

Contrat </p>
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Sébastien Duhamel

Sébastien Duhamel est diplômé de l'Institut national des Télécommunications, de l'université Paris-Dauphine, et d'un MBA Finance.

Après avoir travaillé dans différentes banques comme BNP Paribas ou la SGAM, et chez plusieurs courtiers en bourse, il se spécialise en analyse technique, qui le passionne depuis une dizaine d'années.

Il a travaillé dans ce domaine pour les particuliers comme pour les plus grands établissements financiers (banques, sociétés de gestion d'actifs, hedge funds). Il s'est d'abord spécialisé sur les actions, couvrant successivement les actions européennes, américaines, canadiennes, et suisses pour divers professionnels.

Il a acquis au fil du temps une approche "global macro", couvrant toutes les classes d'actifs (matières premières, devises, taux, actions) pour se forger une opinion plus acérée sur les marchés. Il met son expérience acquise ces dernières années à votre service dans Levier 7, le plus rapide et profitable des services de trading sur produits dérivés. Pour en savoir plus.

Sébastien participe régulièrement au Billet du Trader.