Interview de Brian Trenholm, propos recueillis par Claude Bejet
Salida Capital, le meilleur hedge fund canadien avec une performance de 181,55% en 2009, connaît bien le secteur de l’énergie (+226,33% pour son fonds Global Energy). Un de ses gestionnaires, Brian Trenholm, nous parle du renouveau de l’uranium.
C.B. Comment voyez-vous le monde après la crise de 2008 ?
Brian Trenholm Avec les gigantesques efforts de relance de tous les gouvernements, il était facile de prévoir une bonne année boursière pour 2009. Un bon pronostic pour 2010 reste plus aléatoire. Personne ne sait si les taux de croissance économique pourront persister.
Il me semble probable que les pays développés oscilleront entre des phases d’expansion et de récession. De nouveaux plans de relance seront nécessaires.
Tant que les Etats poursuivront une croissance monétaire et continueront à augmenter des déficits budgétaires, les mines d’or et le métal jaune seront un point d’encrage de nos portefeuilles. Le pétrole, pris en sandwich entre une production ample qui provient de l’OPEP et la forte demande des pays émergents, devrait évoluer entre 70 et 80 $ le baril. A long terme, seul le développement très rapide des énergies nouvelles et du nucléaire civil pourrait éviter que l’or noir franchisse durablement le seuil des 100 $.
C.B. L’uranium vient de perdre 70% : est-ce une opportunité d’achat ?
B.T. Il est vrai que le marché spot de l’uranium a atteint un record de près de 140 $ la livre en juin 2007, pour se stabiliser aujourd’hui vers 40 $.
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