Shanghai sera-t-elle la future Wall Street ?
C’est toute la question qui obsède actuellement les investisseurs de long terme. Dans l’Edito Matières Premières & Devises, je traite régulièrement de l’actualité économique, financière et politique chinoise pour orienter mes conseils. C’est logique, Pékin “fait” littéralement les cours des matières premières.
Mais à plus long terme, Pékin sera-t-il capable de “faire” d’autres prix ?
En d’autres termes, la Chine pèse-t-elle sur le marché des matières premières uniquement du fait de l’importance de sa population ? Ou la progression de ses besoins annonce-t-elle une montée en puissance sur d’autres marchés ?
Le modèle américain apporte-t-il une réponse ?
L’émergence économique des Etats-Unis s’est d’abord traduite par la hausse de sa production d’acier et de blé. Dès les années 1900, Washington produisait plus que la France, rattrapait l’Angleterre, et n’était concurrencé que par l’Allemagne.
On sait désormais que cette croissance a posé les bases d’une économie solide, où les services financiers, avec Wall Street, l’économie de la connaissance, avec la Silicon Valley, ou encore l’armement, symbolisé par les programmes du Pentagone, ont pris le relais de la croissance du secteur primaire.
Où en est la Chine aujourd’hui ?
Déjà premier producteur d’acier et d’aluminium au monde, Pékin va-t-il mettre ses pas dans les pas des Etats-Unis ?
Afin de découvrir quelles sont les grandes tendances économiques et financières qui se dessinent en Chine actuellement, je me rendrai à Pékin tout le mois de juillet.
Au coeur de l’usine du monde, je vous confierai mes impressions, et surtout, mes conseils d’investissements.
Les grands secteurs où la Chine peut faire la différence
Forcément arbitraire, j’ai sélectionné quatre secteurs qui affichent selon moi une forte croissance, tout en nous donnant l’opportunité d’y investir :
- L’énergie
L’énergie est peut-être un des secteurs les plus en vue dans l’actualité internationale. L’arrivée fracassante des groupes chinois, tels CNOOC ou Sinopec, sur la scène internationale a cristallisé notre fascination et nos craintes sur la Chine.
Pourtant ces groupes manquent encore de technologies et de cadres efficaces. Les coopérations à l’international sont encore indispensables. Le partenariat entre Total et Sinopec en est une bonne démonstration.
- L’agroalimentaire
Marché sensible parmi tous, la Chine reste encore particulièrement frileuse, bien cachée derrière ses frontières. Pourtant les efforts importants faits sur l’amélioration de la paysannerie chinoise sous la présidence Hu Jintao ont commencé tout juste à ouvrir ce marché.
Matières à Profits s’est d’ailleurs penché sur l’agriculture des pays émergents ce mois-ci. Une société de l’agroalimentaire devrait en particulier profiter de la croissance de l’agriculture chinoise. Elle va investir sur ce marché entre 300 et 350 millions de dollars dans les années à venir, afin de consolider son implantation. Retrouvez l’étude de cette valeur ainsi que sa recommandation détaillée dans Matières à Profits…
- Les télécoms
Si le marché local suffirait au bonheur des industriels locaux, ce marché fait pourtant partie des secteurs les plus compétitifs à l’étranger.
A noter, c’est sur ce secteur que l’on trouve un des rares acteurs chinois doté d’une stature de multinationale, Huawei.
- Le transport
Loin des clichés des trains cacochymes bondés lors des fêtes du Nouvel an chinois, le secteur des transports est en pleine mutation actuellement. Le basculement urbain et l’émergence d’une classe moyenne soutiennent un marché encore déficient. Les déboires du réseau ferré chinois l’attestent.
A la pointe dans l’automobile par contre, avec de vrais leaders technologiques, je m’intéresserai également au marché des transports collectifs. L’avenir est là.
Quels sont les moyens de capter leur croissance ?
Comme je le rappelais ce mois-ci dans cet Edito, l’accès direct aux places de Shanghai et de Shenzhen sont pratiquement impossibles. En revanche, la place de Hong Kong vous offrira une bonne porte d’entrée sur la Chine. De nombreuses valeurs chinoises y sont cotées… en toute sécurité.
Trois autres solutions s’offrent à vous :
=> Investir sur des ETF
=> Investir sur des fonds
=> Investir sur des sociétés cotées en Europe ou aux Etats-Unis, tirant une part croissante de leurs revenus du marché chinois.
En attendant de retrouver mes conseils en direct de Pékin, je vous dis hui jiàn !

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