Voici pourquoi vous devez jouer le Brésil

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En Amérique Latine, l’investisseur a le vent en poupe. Les devises de la région grimpent ; tout comme le prix des matières premières. La plupart de ces pays sont des exportateurs nets — de sucre, blé, et d’autres matières premières agricoles ainsi que de métaux  de base ou précieux.

Comme la Chine et les exportateurs pétroliers, ils accumulent les réserves de dollars et observent leurs propres devises grimper par rapport au billet vert. Plusieurs d’entre eux ont dû intervenir sur les marchés des changes non pas pour protéger leurs devises locales… mais pour les empêcher de monter !

Le pic de production alimentaire serait-il déjà derrière nous ?
Cependant, rien ne semble pouvoir calmer l’appétit croissant de la planète. Il y a de plus en plus de gens dans le monde ; la plupart d’entre eux s’enrichissent.

Naturellement, ils s’attendent à avoir un peu plus de beurre dans leurs épinards… et un peu plus de viande dans leur soupe.

Mais d’où est-ce que cela viendra ? On peut imprimer autant de dollars ou d’euros qu’on le veut. Ajoutez un zéro, et vous avez multiplié la masse monétaire par dix.

Mais à quel rythme peut-on augmenter la production alimentaire ? Où trouver des terres à cultiver ? De l’eau ?

Selon certains analystes, le monde a déjà dépassé son pic de production alimentaire.

Hold up sur les terres cultivables !
Aux Etats-Unis, par exemple, les agriculteurs sont en train de changer ; ils produisent de moins en moins de céréales destinées à l’alimentation, et de plus de plus de céréales — du maïs, en particulier — pour les biocarburants. 30% de la récolte de l’été dernier a ainsi été consacrée aux réservoirs à essence plutôt qu’aux estomacs !

Dans d’autres endroits du monde, en particulier la Chine, les terres agricoles sont annexées pour le développement urbain et industriel, ou détruites par la pollution, la sécheresse ou la surexploitation.

Du coup, les prix des exploitations sont à des niveaux record… et pourraient grimper encore. Les stocks de maïs frôlent leurs plus bas de ces 33 dernières années… tandis que les stocks de blé approchent un creux de 60 ans.

Jouez le Brésil
Quel meilleur moment pour investir dans l’un des principaux producteurs alimentaires de la planète ? déclare le légendaire investisseur britannique Jim Slater. Dans la lettre Investors’ Chronicle, Slater déclare : "le Brésil possède en abondance les quatre plus grandes matières premières dont le monde a besoin" — qu’il identifie comme l’eau, les terres arables, l’énergie et la richesse minérale. Le Brésil, souligne-t-il, possède 90% plus d’eau récupérable que son rival le plus proche.

C’est le plus grand exportateur au monde de soja, de bœuf, de poulet, de jus d’orange et de sucre. Sa principale compagnie pétrolière a récemment trouvé un immense gisement au large des cotes. "Avant longtemps", prédit Slater, "le Brésil sera un exportateur net de pétrole". Enfin, le pays est également un gigantesque producteur de minerai de fer, de quartz, de minerai de chrome, de diamants industriels, d’or, de nickel, d’étain, de bauxite, d’uranium et de platine.

Vendez les gringos ; achetez les Latinos.

Source : La Chronique Agora

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Bill Bonner

Bill Bonner est le fondateur et président d'Agora Inc., une maison d'édition publiant des lettres d'information confidentielles – probablement l'une des plus brillantes au monde. Auteur de la lettre e-mail quotidienne The Daily Reckoning (450.000 lecteurs... ), il intervient également dans La Chronique Agora, directement inspirée du Daily Reckoning.

La passion de Bill Bonner pour la finance, les voyages et les grandes idées lui a permis d'engranger des succès incontestables pour son entreprise. Il a débuté en 1979, avec la publication des lettres d'information International Living et Hulbert's Financial Digest. Puis Agora Publishing a connu une croissance très importante, et s'est spécialisée dans la publication de lettres confidentielles sur la finance, la santé, le développement personnel et les voyages. Depuis le début des années 1990, Agora Publishing s'est encore développée. Le siège social est à Baltimore, mais aujourd'hui, Agora compte des bureaux à Paris, Londres, Waterford (Irlande), Melbourne, Johannesburg, Madrid et New Delhi.

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