La bulle bernankienne est gonflée à bloc
Elle a propulsé les cours des matières premières aux niveaux record de 2008, et les actions au top (+50% de hausse depuis les points bas de 2009 pour le S&P 500, Dow et CAC).
Partout, les compteurs s’affolent. Les investisseurs hésitent.
▪ Bill Gross, le gérant du plus gros fonds obligataire du monde a vendu ses obligations d’Etat américaines (Treasuries) et tire la sonnette d’alarme “contre sa propre maison”. C’est dire son niveau de conviction.
▪ Soros, l’un des plus grands spéculateurs de devises de tous les temps, annonce la fin du dollar en tant que monnaie de réserve.
▪ Goldman Sachs retourne sa veste sur les matières premières et recommande à ses clients de sortir de la classe d’actifs.
Les lignes bougent. Nous entrons en “zone rouge”…
Vous êtes cash ? Restez cash
A moins que vous n’ayez l’intention de vous lancer dans le trading de très court terme, ce n’est clairement pas le moment de rentrer sur le marché surtout si vous avez brillé par votre absence ces deux dernières années.
N’écoutez pas votre cerveau reptilien alléché par les incroyables performances enregistrées par les marchés ces 24 derniers mois. Vous arrivez trop tard. Mieux vaut s’abstenir.
Et pour les autres ?
Je résume notre situation
▪ Nous sommes tous investis en actions, matières premières, obligations, devises, voire en immobilier.
▪ Nous savons que la menace est là. Elle rôde…
▪ Mais ni vous, ni moi, ni personne n’est capable de dire QUAND l’orage éclatera.
Anticiper les choses, c’est bien. Mais agir, c’est mieux. Et c’est précisément pour cela qu’il faut à mon avis rester investi.
Mais pas n’importe comment…
Appuyez sur l’accélérateur en tenant bien le frein à main !
1 – Restons investis et profitons des marchés “tant que ça tient”.
2 – Surveillons nos actifs “comme le lait sur le feu”.
Installons des stops sur nos positions, et remontons les au fur et à mesure si besoin, pour verrouiller nos plus-values latentes.
3 – Prenons partiellement nos bénéfices sur les lignes bénéficiaires
Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras…
4 - Et préparons consciencieusement notre parachute.
Les marchés sont comme un avion lancé à 400 km/h dont le moteur peut lâcher à tout instant. Autant être prêt à sauter.
Un homme averti en vaut deux
Prévoyez aujourd’hui “une stratégie de sortie”, de manière à pouvoir la déployer immédiatement quand l’orage éclatera. Avec deux axes clés : quelles décisions dois-je mettre en oeuvre et comment me protéger.
Car n’oubliez pas : l’investisseur qui s’en sort le mieux en Bourse in fine est toujours celui qui sait se protéger des retournements. Pas celui qui fait des coups brillants et qui rapportent beaucoup.




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